Propriétaires en location courte : Tout ce que vous devez savoir sur la taxe de séjour

Meublés de tourisme, chambres d’hôtes ou Airbnb : si vous louez un logement pour une courte durée, vous êtes souvent tenu de collecter la taxe de séjour pour le compte de votre commune. Un impératif fiscal encore trop méconnu, mais encadré et parfois délégué.

Quelles locations sont concernées ?
La taxe de séjour est un impôt local instauré par près de 30 000 communes françaises, principalement à vocation touristique. Elle vise à financer les infrastructures liées à l’accueil des visiteurs, la protection du patrimoine et l’environnement. Son application concerne tous types d’hébergements touristiques : palaces, hôtels, résidences de tourisme, campings, ports de plaisance, mais aussi meublés de tourisme et chambres d’hôtes.
 

Dès lors que vous mettez un logement en location saisonnière ou de courte durée, vous devenez collecteur de la taxe de séjour auprès de vos locataires. Son montant dépend du type de bien loué, de son classement éventuel (étoiles), et de la localisation. Le tarif s’échelonne de 0,20 € à 4 € par nuit et par personne. Il peut être augmenté d’une taxe additionnelle départementale de 10 %.
 

Pour savoir si votre commune est concernée, consultez le site dédié du fisc : taxesejour.impots.gouv.fr.

Collecte, exonérations et plateformes intermédiaires
En tant que propriétaire, vous devez collecter la taxe de séjour avant le départ du locataire. Elle peut être :
• Incluse dans le prix de la location ;
• Demandée séparément à l’arrivée, avec mention obligatoire sur la facture.
Le revers de médaille : si le locataire refuse de payer ou part sans s’en acquitter, vous êtes redevable du montant. Il est toutefois possible d’être exonéré en déclarant l’incident à la mairie dans un délai de 8 jours.
Certains publics sont également exonérés de plein droit :
• Mineurs,
• Travailleurs saisonniers de la commune,
• Personnes relogées d’urgence ou temporairement.
 

Depuis 2015, la taxe s’applique aussi aux locations via plateformes numériques (Airbnb, Abritel, etc.). Dans ce cas, c’est souvent la plateforme elle-même qui collecte et reverse automatiquement la taxe à la commune, simplifiant la démarche pour les propriétaires.
 

Attention toutefois à bien vérifier que la collecte est effective et conforme. En l’absence d’accord entre la plateforme et la commune, c’est le loueur qui reste responsable.
 


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